Bonne et heureuse année à tous les fidèles lecteurs de Mathtecsup

Après plusieurs semaines d’inactivité, le blog de Mathtecsup – par l’intermédiaire de votre serviteur – revient pour vous souhaiter à toutes et à tous une excellente année 2012. Si vous êtes étudiant, je vous souhaite que cette nouvelle année soit placée sous le signe de la réussite. En particulier, si vous préparez un BTS Industriel, j’espère vivement que Mathtecsup vous aidera à décrocher votre diplôme ou tout au moins à vous préparer à l’épreuve de mathématiques de l’examen. Dans l’article d’aujourd’hui, nous allons traîter d’un thème récurrent des sujets d’examens, constituant la première partie de l’exercice d’analyse, consacré aux fonctions numériques, à savoir les équations différentielles.

1. Une équation différentielle, qu’est-ce que c’est ?

Rappelons tout d’abord ce qu’est une équation différentielle. Contrairement aux équations algébriques, qui elles ont pour inconnue une valeur numérique réelle, c’est-à-dire un nombre tout simplement, l’inconnue d’une équation différentielle est une fonction et une équation de ce type admet toujours une infinité de solutions d’une forme particulière dont le but de la résolution est de déterminer cette forme particulière justement. Ensuite, il faut savoir qu’une équation différentielle est une relation entre la fonction inconnue de l’équation et sa dérivée lorsqu’il s’agit d’une équation différentielle du premier ordre, ou ses dérivées successives si l’on a affaire à une équation différentielle d’un ordre supérieur. Le programme du BTS Industriels se limite aux équations différentielles du premier et du second ordre. Nous nous intéresserons dans cet article aux équations différentielles du premier ordre. Les équations différentielles du second ordre feront l’objet du prochain billet.

2. Equations différentielles du premier ordre

Conformément à ce qui a été dit précédemment, une équation différentielle du premier ordre se présente sous la forme suivante : a(x)y’ + b(x)y = c(x)
où, comme nous l’avons déjà dit, y est la fonction de la variable x inconnue, y’ est sa dérivée, et les coefficients a(x), b(x) et c(x) sont des fonctions de la variable x. Notons au passage que la fonction inconnue est parfois notée x, sa dérivée x’ et la variable t, surtout lorsqu’on a affaire à des problèmes liés au temps. Cette équation différentielle est souvent notée (E) dans les énoncés.
La résolution d’une équation différentielle s’effectue en trois étapes distinctes. Seule la méthode de la première étape diffère véritablement entre les équations du premier ordre et celles du second ordre. Nous allons donc maintenant nous occuper de la première étape dans le cas des équations différentielles du premier ordre appelée la résolution de l’équation homogène.

3. Résolution de l’équation homogène

On appelle équation homogène associée à l’équation différentielle écrite dans le paragraphe précédent l’équation obtenue en remplaçant le second membre par 0. Ainsi l’équation homogène associée à l’équation précédente s’écrit-elle :
a(x)y’ + b(x)y = 0 et cette équation homogène associée à l’équation (E) est généralement notée (E0) dans les énoncés d’exercices.
Pour résoudre cette équation homogène, il suffit de déterminer une primitive F du quotient b(x)/a(x) et la forme des fonctions solutions de l’équation homogène sera alors donnée par l’écriture : y0(x) = Ce-F(x) où C est une constante réelle quelconque, ce qui veut dire qu’on peut la remplacer par n’importe quel nombre pour que la fonction reste une solution de l’équation homogène. Cette solution est d’ailleurs généralement appelée solution générale de l’équation homogène.

4. Détermination d’une solution particulière

Lorsque la solution générale de l’équation homogène est déterminée, la deuxième étape consiste à vérifier qu’une fonction g particulière donnée est solution de l’équation complète (E) ou à déterminer une solution particulière dont on donne la forme. Si la fonction g est fournie par l’énoncé, il suffit donc de calculer l’expression de sa dérivée g’ puis de reporter les expressions de g(x) et de g’(x) en lieu et place de y et y’ dans le premier membre de l’équation (E) pour constater qu’on obtient bien après calcul et simplification le second membre de cette équation.

Lorsque l’expression de cette solution particulière n’est pas donnée explicitement, mais si l’on connaît seulement sa forme, comme par exemple g(x) = ax + b, cette deuxième étape consistera alors à déterminer les coefficients inconnus (a et b dans notre exemple) en reportant les expressions de g(x) et de g’(x) en fonction de a et b dans le premier membre de l’équation (E) et à identifier les coefficients des deux expressions apparaissant à gauche et à droite du symbole =.

5. Solution générale de l’équation complète

Enfin, lorsque la solution générale de l’équation homogène est déterminée, et qu’une solution particulière g de l’équation (E) est connue, on obtient l’expression y(x) de la solution générale de l’équation (E) en ajoutant les expressions de y0(x) et de g(x). Autrement dit la forme générale d’une solution y de l’équation (E) s’écrit
y(x) = y0(x) + g(x).

Comme la solution générale de l’équation (E0) s’exprime à l’aide d’une constante réelle quelconque C, il en est donc par conséquent de même pour la solution générale de l’équation complète (E) puisqu’elle est obtenue en ajoutant la solution générale de (E0) à une solution particulière de (E). Aussi, on demande la plupart du temps en fin de première partie d’un exercice d’examen de déterminer une fonction solution f de l’équation différentielle (E) vérifiant une condition donnée. Ceci a pour but de déboucher sur une fonction f dont l’étude fera l’objet de la deuxième partie de l’exercice.

6. Exemple d’application

Pour illustrer ce petit cours, appliquons ce qui vient d’être exposé dans ce billet sur un exemple simple. Nous allons résoudre l’équation différentielle (E) suivante : y’ + y = x
en vérifiant que la fonction g définie par g(x) = x – 1 en représente une solution particulière, puis déterminer la fonction f solution de (E) satisfaisant à la condition f(0) = 0.

Commençons par la première étape, c’est-à-dire la résolution de l’équation homogène (E0) associée à l’équation (E) qui s’écrit donc : y’ + y = 0. Les coefficients a(x) et b(x) étant constants et tous deux égaux à 1, leur quotient vaut 1 et la solution générale de (E0) est donc définie par :
y0(x) = C e-x où C est une constante réelle.

Comme la fonction g qui est donnée est définie par g(x) = x – 1, sa dérivée g’ est définie par g’(x) = 1. En reportant g’(x) et g(x) en lieu et place de y’ et y dans le premier membre de l’équation (E), nous obtenons : g’(x) + g(x) = 1 + x – 1 = x, ce qui correspond bien au second membre de l’équation (E) et prouve donc que la fonction g est une solution particulière de (E).

La solution générale de l’équation (E) est donc définie par y(x) = C e-x + x – 1 où C désigne une constante réelle. Pour finir, comme on veut déterminer une fonction f, solution de l’équation (E), vérifiant la condition f(0) = 0, il nous reste à remplacer x par 0 dans l’expression de y(x) pour trouver la valeur de la constante C. On sait que la fonction exponentielle vaut 1 en 0, ce qui donne alors C – 1 = 0 puis C = 1. Nous pouvons alors écrire l’expression de f(x), ce qui achève cet exemple : f(x) = e-x + x – 1.

J’espère que cet article vous a plu et qu’il vous a été suffisamment explicite. N’hésitez pas à me faire part de vos remarques en me laissant un commentaire à la suite de ce billet. Je m’efforcerai d’en tenir compte afin d’améliorer la qualité de Mathtecsup et des articles de ce blog. Terminons cet article en soulignant que vous pouvez accéder à de plus amples détails et explications en consultant la vidéo consacrée à ce sujet sur le site Mathtecsup, à la rubrique « Exercices concernant les équations différentielles.

A très bientôt. Bernard.

On termine les statistiques descriptives !

Pour ce deuxième billet de l’année scolaire, qui parait avec un certain retard que je vous prie d’excuser, nous allons comme promis dans le message précédent nous intéresser à la médiane et aux quartiles, dans le cadre des statistiques à une variable. Concernant les statistiques à deux variables, il nous reste à parler du coefficient de corrélation linéaire et à traiter des changements de variables permettant ainsi un ajustement exponentiel, par une courbe de type exponentiel et non plus par la droite de régression obtenue par la méthode des moindres carrés comme nous l’avons déjà vu dans le dernier message.
D’autre part, comme je l’avais signalé, il vous faudra maintenant vous enregistrer pour lire l’intégralité des messages publiés sur ce blog. Cette inscription est absolument gratuite. Aussi je vous invite à remplir le formulaire ci-dessous pour faire partie de la communauté du blog de Mathtecsup et vous pourrez ainsi accéder à votre espace membre et lire ce message et les suivants en entier. A tout de suite.

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